C’est l’un des préjugés les plus tenaces qui courent sur les études supérieures. L’université ne mènerait à rien, serait un parking à chômeurs, etc. Mais de quoi parle-t-on ?

Comme aiment à le rappeler ses enseignants, l’université a pour mission de former les professeurs, les médecins, les avocats, les chercheurs… Surtout elle a, depuis plusieurs années, pris le cap de la professionnalisation, en mettant en place des filières professionnelles et en développant largement l’apprentissage (voir aussi plus loin). Le dernier diplôme crée en date, la licence professionnelle, affiche des taux d’insertion très honorables.

Selon la dernière enquête nationale, seulement 6% des diplômés se retrouvent au chômage trois ans après l’ontention de leur diplôme. Par ailleurs, on recense plus de 80% de taux d’emploi dans bien des secteurs. Dans certaines filières comme l’audit, la gestion des risques ou l’informatique, certains masters professionnels (bac+5) concurrencent directement les formations des grandes écoles. La situation est certes plus délicate pour les diplômés des filières de lettres et sciences humaines. Même s’ils décrochent un emploi, ils sont moins souvent en CDI que les diplômés de sciences et éco-gestion, et plus confrontés à la déqualification. Multiplication des formations professionnelles et en alternance, ouverture des bureaux d’aide à l’insertion ou opération Phénix sont autant de réponses des universités pour aider les étudiants.

Extrait du L’EXPRESS Hors Série n°11 page 4